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Le 24 mai 1994 est votée une Loi visant à promouvoir une répartition équilibrée des hommes et des femmes sur les listes de candidatures aux élections (2). Cette loi, dite Smet-Tobback, introduit des quotas sur les listes électorales. Dans les faits, cette disposition revient à imposer un tiers de candidates sur les listes.Elle fut appliquée pour la première fois lors des élections législatives du 13 juin 1999.Quel est son impact réel? En moyenne, les femmes représentent 39,2 % des candidats: avec 44,3% de femmes qui se présentent pour le Parlement européen, et 36 % pour le Parlement wallon, les chiffres semblent très satisfaisants; nous verrons quen réalité cest loin dêtre le cas.En effet, en moyenne toujours, seules 22,1 % des places théoriquement éligibles, soit une sur cinq, sont réservées à des femmes. Le pourcentage analysé par assemblée et par parti varie très fortement. Par exemple, au Parlement wallon: 13,3 % de femmes sur les listes le sont à des places éligibles (on entend par place éligible les places qui correspondent aux sièges dont le parti disposait lors des élections précédentes).On constate toutes assemblées confondues une différence de 17,1 % entre la proportion de candidates sur lensemble de la liste et aux places éligibles. Dès lors, un grand nombre de candidates sur la liste ne garantit pas un grand nombre de femmes aux places éligibles , et cela dépend de la volonté des partis politiques. Nous allons analyser brièvement ce quil en est pour quelques partis. Le Vlaams Blok offre peu de places éligibles aux femmes: 6,1 %. Plus étonnant, il est suivi par le SP et le PS qui offrent respectivement 16,1 et 19,7% de places éligibles aux femmes sur leurs listes.Ce sont le CVP et le parti ECOLO qui donnent le plus de places théoriquement éligibles aux femmes: 29,7 et 29,2 %. AGALEV 42,9 % La participation des femmes après cooptation et suppléance sort renforcée pour quelques partis: par exemple, pour le PS, le nombre délues passe alors à 14,3 %; pour le SP, à 15,9 %.Si lon compare les résultats des élections de 1995 et de 1999, la proportion de députées augmente dans toutes les assemblées sauf en ce qui concerne la fraction belge du Parlement wallon.La proportion de femmes députées socialistes francophones diminue de 1,4 % entre 1995 et 1999.AGALEV augmente son pourcentage de députées de 15,4 % dune élection à lautre.
Différents projets et propositions de loi existent en cette matière.Certains portent sur une parité de candidats sur lensemble de la liste dautres sur lalternance aux deux premières places ou encore sur le fait de réserver une des trois premières places aux femmes.Le Conseil des ministres annonce, le 19 mai 2000, qu'un accord est intervenu entre les différents partis de la majorité sur le fait que les projets de loi prévoiront linstauration progressive dune double parité:- La parité sur les listes électorales Sans entrer dans le détail, seule loption de réserver une place à une femme dans les trois premières places noffre pas damélioration par rapport à la situation des élues après les élections du 13 juin 1999.Lapplication de lalternance sur toute la liste permettrait une augmentation du nombre de femmes élues de 12,4%.Cette augmentation sélèverait à 2,4% en cas dapplication de lalternance aux deux premières places.Seule lalternance pure et simple sur la liste permettrait un changement important du nombre de femmes élues. Pour rappel, les projets annoncés en mai 2000 par le Conseil des ministres parlent de parité sur la liste et non dalternance. Dès lors, on en revient presque au point de départ si la place réservée aux femmes ne doit pas être comprise dans les places éligibles.
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