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La loi réprime les violations graves du droit international.
Le chapître 1er de ce texte reprend les infractions graves à la loi. Il sagit du crime de droit international dit de génocide commis en temps de guerre ou de paix (2) et qui sentend comme lun des actes suivants, commis dans lintention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux: - le meurtre de membres du groupe; - latteinte grave à lintégrité physique ou mentale de membres du groupe; - la soumission du groupe à des conditions de vie devant entraîner sa destruction; - les mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe; - le transfert forcé denfants du groupe à un autre groupe. La loi définit ensuite le crime contre lhumanité. Il sagit des actes quelle énumère, commis dans le cadre dune attaque systématique contre une population civile: - le meurtre; - la persécution de tout groupe pour des motifs notamment raciaux ou religieux. Viennent ensuite, et cela nous paraît important, les infractions graves à la loi portant attiente par action ou par omission aux personnes et aux biens protégés par les Conventions de Genève: - lhomicide intentionnel; Ici la notion dexcès est introduite, il faut respecter un principe de proportionnalité entre lavantage militaire techerché et les principes des exigences de la conscience publique. Les infractions prévues par la loi sont punies de la réclusion à perpétuité, ou pour certaines de la réclusion de dix, vingt ou trente ans. Larticle 3 prévoit les mêmes peines pour les personnes qui fabriqueraient des objets en sachant quils permettront de commettre les infractions graves que la loi réprime. Lomission dagir dans les limites de leurs possibilités de la part de ceux qui auraient connaissance dordres donnés dans ce sens et pouvaient empêcher les actes incriminés est aussi punie des mêmes peines. Le fait dagir suite à un ordre ne décharge pas le subordonné de sa responsabilité. Limmunité attachée à la qualité officielle dune personne nempêche pas lapplication de la loi. La Cour internationale de Justice de La Haye vient cependant de rendre un arrêt (3) dans une affaire concernant lapplication de la loi du 16 juin 1993 opposant la République du Congo à la Belgique. La Cour a ordonné la mainlevée du mandat darrêt décerné par la Belgique à lencontre du ministre des affaires étrangères du Congo, M. Abdoulaye Yerodia. Il semblerait que la Cour ait ordonné la levée du mandat darrêt pour des raisons liées à limmunité ministérielle. Elle sanctionne la nature contraignante de lacte pris à lencontre dune personne au moment où elle bénéficiait dune immunité. Cette particularité, qui sécarte fondamentalement du droit pénal traditionnel, a causé le succès international de la loi: procès Rwanda à la Cour dassises de Bruxelles, dossier Sharon instruit à Bruxelles avec les répercussions politiques que lon sait (le ministre des Affaires étrangères, Louis Michel, vu les remous au plan international suscités par linstruction du dossier contre Ariel Sharon, premier ministre actuel dIsraël -concernant des massacres dans des camps de réfugiés palestiniens qui se sont déroulés il y a plus de dix ans-, sest interrogé publiquement sur la nécessité de modifier la loi, pour ramener la sérénité dans les relations internationales quil dirige). Cette première analyse laisse entrevoir limportance du rôle que va jouer dans lapplication de cette norme lévolution de la jurisprudence. Dominique Wéry
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