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Catherine Van Nypelseer, Banc public n°122, Septembre 2003 Nihil nove sub sole C'est la rentrée. Un nouveau cycle commence:
La nouvelle ministre fédérale de la fonction publique veut virer «Copernic» après que le gouvernement précédent ait recasé son plus fidèle supporter, mentor et ex-ministre Luc Van den Bossche, muni d'un bon parachute, dans le parastatal mixte BIAC qui gère l'aéroport de Zaventem... choisi sans doute parce que la procédure pour la nomination du nouveau directeur de l'Observatoire royal de Belgique (situé avenue Circulaire) n'avait pu être menée à son terme sous la précédente législature?
A la Communauté française, c'est la question du foulard qui revient pour la n-ième fois à la une de l'actualité. Sous un souci louable d'égalité entre enfants de différents milieux et des deux sexes perce parfois la suffisance des anciens anticléricaux reconvertis faute de combattants en contempteurs de la religion islamique. S'il est vrai que dans certains cas ce foulard imposé par la famille symbolise la sujétion horrible dans laquelle certaines filles sont maintenues, il faut tout de même garder présent à l'esprit que nous respectons au contraire les religieuses catholiques coiffées d'accessoires similaires. Parce qu'elle s'adresse à des enfants, l'école se permet d'imposer des normes que l'Etat n'impose pas aux femmes adultes, puisque, comme le confirmait encore ce samedi notre ex-ministre de l'Intérieur Antoine Duquesne à la RTBF-radio, le port du foulard «islamique» est admis pour les photos des cartes d'identité. Bien sûr, le foulard cachant seulement les cheveux est à distinguer de la «bourka» et autres sacs similaires cachant entièrement la tête de la femme qui doit le porter, lui laissant seulement une fente pour les yeux ou un grillage lui permettant de respirer. Il s'agit là de masques dont une société a le droit d'interdire le port dans les lieux publics, même si un effet pervers collatéral de cette interdiction est de confiner à la maison celles auxquelles leur milieu impose cet étouffoir. Baccalauréat Un débat beaucoup plus intéressant mais moins médiatisable en images est celui de l'organisation d'un baccalauréat en fin d'études secondaires: organisée avec sérieux, une telle épreuve identique pour tous les élèves mettrait ceux-ci face à une vérification objective de leurs savoirs et de leurs compétences, les distrayant du huis-clos de leur relation particulière avec tel ou tel enseignant, ou de la réputation acquise au sein de leur établissement scolaire.
Rien de nouveau sous le soleil: les Américains détiennent toujours la Vérité et s'engagent comme un seul homme pour aller casser la gueule aux méchants. Ce pays nouveau n'a toujours pas la conscience historique de ses actes ni de la façon dont ils sont perçus par le reste du monde. Après avoir renversé un régime de gauche démocratiquement élu au Chili pour y placer un fantoche sanglant gérant sa petite dictature au mieux de leurs intérêts économiques (notamment miniers), ils avaient complètement dérapé dans leur combat contre le peuple vietnamien, notamment en utilisant des armes chimiques, les fameux défoliants censés exclusivement priver les combattants ennemis de l'abri des feuilles de la jungle qui les cachait, mais qui provoquent encore actuellement des malformations chez les populations vivant dans les régions contaminées. Trente ans plus tard, il ne leur faut plus établir mais éjecter un dictateur, et c'est lui cette fois qui détient les méchantes «armes de destruction massive», mais c'est toujours pour défendre leurs propres intérêts économiques (notamment pétroliers) qu'ils vont au combat. Comme si les justifications exprimées à l'entrée en guerre n'étaient qu'un blabla médiatique dénué de sens, destiné seulement à convaincre leur population de fournir des combattants, et les autres pays d'assister et d'applaudir au match... ni plus ni moins important que la musique dans un vidéogame géostratégique planétaire. Conclusion Tout recommence donc, avec peu de variations... A part la planète Mars qui n'avait jamais été aussi près de la Terre depuis des millénaires, mais qui reviendra dans quelques dizaines de milliers d'années! A Bruxelles, le métier de ferronnier (capable de réparer un balcon, un auvent, etc.) se perd. Les entrepreneurs existants ne trouvent soi-disant pas de jeunes pour prendre la relève. Mais certains préfèrent laisser leur affaire, souvent familiale, s'éteindre lentement plutôt que de travailler avec des «étrangers». «Et je ne parle pas des Espagnols ou des Portuguais, n'est-ce-pas Madame». Pourquoi? Parce qu' «on» paye déjà assez pour «ces gens-là», me dit cet entrepreneur qui ne paraissait pourtant pas plus bête ou méchant qu'un autre. Ensuite, on s'étonnera qu'il y ait beaucoup d'étrangers au chômage, que des jeunes traînent dans les rues et que certains fassent des «conneries»... Bonne rentrée !
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