Frank FURET
Banc Public n°184,
Novembre 2009 |
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Attentats du 11 Septembre, le débat n’est pas clos
Le quotidien The Independent, l’un des plus sérieux journaux britanniques a publié très récemment une pleine page de publicité sur la nécessité de rouvrir l’enquête sur le 11 septembre. Parallèlement Le 2 novembre 2009, deux réunions importantes se tenaient à Londres avec comme intervenants : le scientifique danois Niels Harrit, l’écrivain anglais Ian Henshall et une victime anglaise de la tragédie, Scott Forbes.
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Scott Forbes a vu de ses collègues mourir dans l’effondrement des tours. Une semaine avant les attentats, des ouvriers recâblaient le bâtiment. Les médias et la Commission sur le 11septembre ont refusé d’enquêter sur ce fait. Scott Forbes ne fait aucune allégation, il veut juste connaître la vérité.
Ian Henshall est l’auteur de l’ouvrage “911 – The New Evidence”. Il émet des doutes sur le rapport de la Commission officielle et a du mal à considérer comme de malheureuses coïncidences les avertissements ignorés, les enquêtes du FBI bloquées avant le 11/9 et toute la série d’exercices militaires dont une simulation de détournement d’avion qui avait lieu le jour même des attaques.
Niels Harrit est expert danois en nanotechnologie. Il a analysé les échantillons de poussières prélevés sur le site et a trouvé d’étranges particules à haute énergie qui lui semblent fabriquées artificiellement. Il s’agirait de nano-thermite, un explosif de haute technologie militaire. Son étude a été publiée dans l’Open Chemical Physics un bulletin scientifique à comité de lecture composé de scientifiques de haut niveau, où chaque publication scientifique doit passer par un certain nombre de stades: étude, vérification, contre-vérification…
France : Vers le contrôle d’internet?
Le retrait imposé des vidéos des Guignols de Canal+ moquant le fils de Nicolas Sarkozy sur Daily Motion et You tube reposent à nouveau la question du contrôle d’internet et de l’émergence d’une industrie de la sécurité.
Le net est incontestablement devenu un média qui peut déranger puisqu’il empêche que soient occultés certains faits sur lesquels règne un silence médiatique sélectif. Ainsi, on attribue volontiers la victoire du non au référendum sur la Constitution européenne de 2005 à l’information véhiculée par de nombreux sites internet opposés au traité, alors que les grands médias officiels poussaient tant et plus leurs publics à voter oui.
En France, la prochaine loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI, ou LOPPSI 2) prévoit l’ installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l’Etat, la légalisation des chevaux de Troie comme mode d’écoute à distance, la création d’un super-fichier “Périclès” regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures…), la création d’un délit d’usurpation d’identité et le pouvoir de géolocaliser les internautes…
Pour d’aucuns, c’est cette loi qui a justifié l’obsession du Président à maintenir contre vents et marées la loi Hadopi sur le téléchargement illégal qui s’annonce inefficace et qui est on ne peut plus controversée. Pour les plus critiques, derrière les apparences de cette première loi contre le piratage sur Internet, c’est une alliance à trois qui se serait formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l’industrie culturelle. A peine la riposte graduée adoptée, l’équipe Sarkozy avait prévenu que la loi n’était que la première brique d’une longue série d’adaptations du droit à l’ère numérique“, et qu’il comptait bien s’attaquer un jour au problème de la presse et de l’Internet; l’idée d’accorder un label à la presse professionnelle en ligne et de doter les sites de presse d’un statut particulier opposé aux blogs a été mise en application cette année, tout en permettant à la vieille presse papier de bénéficier par ailleurs de substantielles aides de l’Etat, contraires à la libre concurrence, pour investir le Net.
Le gouvernement Français a aussi réussi à imposer à tous les foyers français l’installation d’un “logiciel de sécurisation”, qui, sous la forme d’un mouchard, aura pour but de filtrer les sites internet et certains logiciels. Soit de manière franche, en bloquant l’accès à des contenus ou des protocoles. Soit de manière plus sournoise, en mettant en place un système qui met en avant les sites labellisés par l’Hadopi ou par les ministères compétents, pour mieux discréditer les autres. Pour le moment on ne sait rien du périmètre des caractéristiques imposées par l’Etat aux logiciels de sécurisation, et c’est bien là sujet d’inquiétudes. Il suffirait, selon les critiques, d’étendre par décret la liste des fonctionnalités exigées pour que la censure se fasse de plus en plus large et précise, hors du contrôle du législateur ou du juge.
Le rôle de la loi LOPPSI, c’est aussi d’imposer aux FAI (Fournisseurs d’accès à Internet) l’obligation de bloquer l’accès à des sites dont la liste sera déterminée par l’administration, sous le secret. Ce qui n’est pas sans poser d’énormes problèmes dans les quelques pays qui ont déjà mis en place cette idée. Là aussi, une fois mis le pied dans la porte, sous prétexte de lutter contre la pédophilie, il suffirait d’étendre la liste des exceptions qui donnent droit au filtrage. Pour convaincre les opérateurs les plus réticents on a trouvé un moyen de pression: la quatrième licence 3G.qui va être rapidement indispensable pour continuer à concurrencer Bouygues, SFR et Orange, qui peuvent tous proposer des offres regroupant ADSL et mobile. Mais elle est dépendante de la volonté du gouvernement. Très rapidement, on a fait comprendre aux FAI réticents qu’il faudrait être docile pour espérer accéder à la fameuse licence.
Nicolas Sarkozy semble avoir composé son gouvernement de manière à accomplir son oeuvre sans opposition interne et s’est également assuré le contrôler des institutions qui pourraient lui faire de l’ombre. La CNIL (La Commission nationale de l’informatique et des libertés), qui s’est opposée à la loi Hadopi, n’aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Elle n’a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l’UMP, ont voté pour la loi.
Plus directement, Nicolas Sarkozy a également évincé l’autorité de régulation des télécommunications (Arcep) des études sur le filtrage, auquel elle était hostile. Redoutant que l’autorité ne reste trop à l’écoute des professionnels des télécoms et des internautes, le président de la République a récemment mis à la tête de l’Arcep Jean-Ludovic Silicani, l’ancien président du Conseil de la propriété littéraire et artistique, notoirement favorable au filtrage et à la lutte contre le P2P.
H1N1, peurs, business et représentants de commerce
La récente polémique concernant le pour et le contre de la vaccination contre la grippe H1N1 vient est venue gonfler le débat du trafic l’influences du lobby pharmaceutique.
En France, le journal Le Parisien a dénoncé les «liaisons dangereuses entre les firmes pharmaceutiques et les pouvoirs publics» pour évoquer le fait que le Groupe d’expertise et d’information sur la grippe (Geig), présidé par Bruno Lina et qui conseille le gouvernement sur la grippe, est «financé à 100% par les laboratoires producteurs du vaccin contre la grippe». Les liens étroits qu’entretient Bruno Lina, un des experts les plus sollicités par le gouvernement sur les questions relatives à la grippe A, avec les laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent son vaccin posent question quant à l’indépendance des pouvoirs publics face à une forte influence de l’industrie pharmaceutique.
Le journal Le Point parle lui d’ «opacité» des contrats gouvernementaux avec les marchands de vaccins. Le Parlement et le Sénat n’ont pu donner leur avis sur l’achat de ces vaccins, le ministère de la Santé ayant pris seul cette décision. Il n’y aurait eu aucune concertation avec les élus qui demandent aujourd’hui de pouvoir vérifier les transactions effectuées.
Pour de nombreuses associations critiques envers les grands lobbys pharmaceutiques, les vaccins sont devenus une source centrale de revenus pour des laboratoires qui n'innovent plus; désormais c’est plus à des slogans publicitaires qu’à des propos scientifiques que le grand public serait soumis. Pour que le pharma-commerce de la peur à l'échelle planétaire se mette en branle, il suffirait que les firmes se rappellent au bon souvenir de tous ceux qu'elles paient et qui sont leurs obligés par quelque moyen que ce soit: hommes politiques ayant des liens (Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy, par exemple….), experts consultants pour Sanofi, Baxter, GSK, autorités sanitaires serviles dont le budget dépend des grandes entreprises pharmaceutiques, leaders d'opinion, organisations professionnelles sponsorisées parfois à 100%, groupes de travail et comités techniques de vaccination sous influence, journalistes qui font des "ménages pour l'industrie" ou ne faisant pas leur travail… Tel est le système dénoncé par les associations critiques.
Le système est, selon les associations, verrouillé par les experts ayant des conflits d'intérêts qui en bloquent toutes les articulations et est dénoncé notamment par le réseau interassociatif ETAL (Pour un Encadrement et une Transparence des Activités de Lobbying) qui estime que l'OMS, instance de tous les pantouflages et liaisons dangereuses, a donné l'alerte à la pandémie pour que les firmes donnent l'alerte à leur valetaille, qui s’est chargée aussi de la rétroaction sur l'OMS. C’est ainsi que l’ETAL parle de ghost management: la gestion est là, invisible mais omniprésente, exerçant un contrôle à tous les niveaux.
Un prix Nobel de la paix bien armé
C’est le Washington Post même qui a souligné le paradoxe: le président américain vient de signer pour 680 milliards de dollars d’achat d’armes, équipements et autres frais courants de l’armée (550 milliards pour le budget de base du Pentagone et 130 milliards pour les guerres en Irak et Afghanistan), contre un total de 654 milliards l’an dernier. Selon le Washington Post, les lobbyistes et leurs relais au Congrès ont réussi à faire financer toute une série de projets dont les militaires eux-mêmes disent n’avoir pas besoin. De nouveaux moteurs pour l’avion de combat F-35 par exemple (560 millions de dollars y sont alloués). Ou la fabrication de 10 avions de transport C-17 dont l’US Air Force dit ne pas vouloir, mais qui sont essentiels pour ne pas fermer l’usine Boeing de Long Beach en Californie. Les observateurs les plus indulgents interprètent néanmoins cette loi comme une
“victoire d’Obama sur le lobby militaire” L’administration Obama a mis fin au programme des avions de combats F-22, et a réussi à imposer un nombre “
extraordinaire” de coupes dans le budget, ont estimé plusieurs experts cités par le
New York Times.
Frank Furet